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Histoire

Extrait du B.M. n° 9  du 01/07/1967

« Avant-propos : c’est une entreprise hasardeuse que de vouloir écrire l’histoire de Sérigné. Les bases sont rares et incertaines. Les archives communales sont inexistantes.

Cependant des recherches patientes ont été effectuées par l’abbé Louis Bousseau, alors Curé de Sérigné, qui sont parues dans les articles du Bulletin Paroissial de Sérigné durant l’année 1957.

Aux Xème, XIème et XIIème siècles, le nom de Sérigné apparaît sous diverses formes (Serinacum, Serigneco, Sergné) à l’occasion des différentes donations ou de transferts de droits seigneuriaux : comte de Poitou ou duc d’Aquitaine. Sérigné est alors dans le ressort de l’abbaye de Maillezais. Nous trouvons les noms de Coutigné (Coutigny), de la Vallée d’Or et des Chaumes qui semblent répondre du Prieuré de Sérigné. Il est question du monastère des Gourfailles et de la Touche. »

Selon les archives paroissiales et les archives historiques de Fontenay-le-Comte, SERIGNE fut habité dès la plus haute antiquité. La preuve en est la découverte de sarcophages à la Muauderie et la présence d’un dolmen, aujourd’hui recouvert de terre à la « Pierre Folle » près de Coutigny.

L’importance que l’on attribue à  Sérigné est due à notre église. Sa construction date de différentes époques. La façade Ouest du XIIème siècle est inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques.

En 1568, l’église fut visitée par les Protestants qui brisèrent quelques tableaux et pillèrent les meubles et objets divers.

Le procès-verbal de la visite effectuée en 1736 et 1741 par Mgr de Menou, mentionne l’existence dans la commune de SERIGNE de 2 prieurés et 4 chapelles.

Parmi les demeures anciennes qui sont restaurées et visibles, on trouve :

  • La Motte, appelée plus tard La Rabatelière et qui fut une petite seigneurie appartenant à Jean Rabasteau, prieur de SERIGNE. Actuellement, elle se situe dans la commune, rue de la Rabatelière ;
  • La Chauvière possède une grande maison, style Louis XV, avec une tour ronde datant de 1774 ;
  • La Touche, jolie maison bourgeoise avec une superbe avenue de charmilles, évoque le nom de Nicolas Rapin, l’un des auteurs de « la Satire de Ménippée » qui l’habitait. Cette propriété appartenant à la famille Blampain de St Mars, fut louée pendant la guerre de 1940 à Monsieur de Bettignies, frère de Louise de Bettignies ;
  • Le château de la Girardie paraît avoir été construit en 1593 par un Girard de Beaurepaire.
  • au centre du bourg, une belle demeure couverte en ardoises a été construite à l’emplacement d’un Prieuré. Cette propriété entourée de murs était l’ancienne cure de SERIGNE. Elle fut vendue au titre des biens nationaux ;
  • au village du Pygelame et des Boisnières, on trouve les vestiges de deux chapelles. Les murs font 1,60 m d’épaisseur et les charpentes en chêne sont très bien conservées ; à proximité du Pygelame et de La Touche, passe une voie romaine qui existe encore comme chemin. Cette voie allait de Chantonnay à Fontenay-le-Comte. On suppose qu’elle fut suivie par les normands lorsqu’ils livrèrent combat à Brillaire en 853. Ce « grand chemin » passe près des vestiges des meules en grès destinées aux moulins du pays. Ce site témoigne d’une activité importante des meuniers aux siècles précédents.

A SERIGNE, plusieurs moulins à vent existaient aux lieux-dits : le Moulin de la Croix, Les 4 Moulins, Le Moulin Brûlé. Il y avait aussi les moulins à eau : ceux de Chollet, Marengo, Les Sourderies.

Archives également de Louis BROCHET « Sérigné à travers l’Histoire »  – 1899

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